Cauchemard Psychomoteur

Hugues Aufray

  • C
  • D7
  • G
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Tom:
G Comme j'avais beaucoup marché, j'étais fatigué,
G Je vois une espèce de ferme, je me dis : je vais m'arrêter.
C J'ai fait : Hey ! Hey, là-dedans ! Y a-t-il quelqu'un de vivant,
C G Je me sentais vraiment seul devant la maison,
D7 Quand soudain devant moi, un grand gaillard de fermier
D7 G Vient me braquer son canon à la hauteur du menton. [Verse 2]
G Je tombais sur les genoux en criant : Mais, vous êtes fou
G Moi, j'aime bien les fermiers, ne me tuez pas, s'il vous plaît.
C Il s'en est fallu d'un rien qu'il me tire comme un lapin,
C G C'est vous l'espèce de vagabond qui vient pour mendier.
D7 J'ai fait : non, non, non, je ne suis pas ce que vous croyez,
D7 G En droit, je suis licencié, j'ai fait l'université. [Verse 3]
G Alors, arriva la fille qui s'appelait Rita,
G Elle semblait tout droit sortir de la Dolce Vita,
C Je me suis mis en devoir de l'amadouer comme son père,
C G Je lui ai dit : la jolie ferme que vous avez là.
D7 Dites-moi, qu'est-ce qu'un étudiant connaît à l'agriculture,
D7 G J'ai répondu : brave gens, je suis un puits de culture. [Verse 4]
G En voyant mes ongles sales, il sut que je travaillais,
G Il me dit d'un air futé : vous avez l'air fatigué.
C Oh oui, j'ai fait huit cents bornes et j'en ai vraiment plein le dos.
C G Il me jeta sur la paille avec les bestiaux.
D7 Tâchez de rester tranquille ou sinon, moi, je me fâche,
D7 G Ne touchez pas à ma fille et demain, faut traire les vaches. [Verse 5]
G Je ne dormais que d'un oeil quand Rita vint me secouer,
G Elle me faisait de l'oeil comme Tony Perkins,
C Elle me dit : viens prendre une douche, je vais te montrer où c'est.
C G J'ai répondu : hey ! Hey ! Hey ! Ce coup-là, on m'l'a déjà fait.
D7 J'essayais de me défiler, je ne savais plus trop comment
D7 G Et Rita insistait vraiment très, très gentiment. [Verse 6]
G Je ne pouvais plus m'en tirer, j'avais l'air d'un lâche,
G J'aurais pas dû accepter demain d'aller traire les vaches.
C Pour sortir de cette histoire, fallait trouver un moyen,
C G J'ai dit : Vive Fidel Castro, c'est un bon copain.
D7 Rita parut suffoquée, j'ai cru que c'était gagné,
D7 G Quand le fermier, soudain surgit en hurlant : qu'est-ce que t'as dit ? [Verse 7]
G J'ai dit : vive Fidel Castro, vous m'avez compris,
G Il me tomba sur le dos à bras raccourci
C Rita parla de sa mère qui dormait au cimetière,
C G Tandis que le vieux me flanquait un coup dans le buffet.
D7 En enfer, je t'expédie si tu ne t'en vas pas tout de suite,
D7 G Espèce d'étudiant pourri, espèce de rat communiste. [Verse 8]
G Il me jeta à la tête un paquet de Reader's Digest,
G Moi, je fis une pirouette, le vieux prit son escopette,
C Je passai par la fenêtre à cent quatre-vingt à l'heure
C G Et j'atterris en tempête dans un pot de fleurs
D7 Revenez, criait Rita, le père chargeait son engin,
D7 G Quand le soleil se leva, moi, j'étais déjà très loin. [Verse 9]
G Même si Rita est partie, je ne reviendrai pas de sitôt
G Chez ce vieux fermier maudit, car j'ai trouvé un boulot,
C Mais la sacrée vieille canaille espère bien me faire cueillir
C G Un jour par son F.B.I., mais il peut courir.
D7 Je continue à pense, envers et contre tout,
D7 G Sans liberté de parler, on est moins que rien du tout.
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  • D7
  • G
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