Comme l'homme qui rigole
Au peloton à fond la gomme
Qui rengaine qui se mène
Entre les pèlerins accourus d'un
Comme l'homme qui convole
De son os et qui se donne
À l'ivresse s'abandonne
Dans l'air petit kit aérosol
Comme l'homme qui s'informe
Dans des miroirs qui déforment
Prend par les cornes les bêtes de somme
Comme l'homme qui collectionne
Ce qu'il peut remplir des albums
D'images, de pieuses, de mots qui sonnent
Tout sur Suzanne s'abandonne
Et s'enchaîne à sa propre peur
C'est une illumination soudaine
Mais nous ne sommes pas morts
Nous sommes juste un taureau qui attend la reine
Encore jeune et fort
Comme l'homme qui se vole
Au volant de son six tonnes
Passe devant l'école
Veille à l'horizon sur les halles
S'empare de la parole
Repart à l'allure des piétons
Et tout ça sans qu'on s'en étonne
Comme l'homme qui cabosse
À l'entrée du bal son carrosse
Laisse l'alarme qui sonne
Laisse l'orage qui tonne
Dans le tas de typhon
C'est une illumination soudaine
Mais nous ne sommes pas morts
Nous sommes juste un taureau qui attend la reine
Encore jeune et fort
C'est une illumination soudaine
Mais nous ne sommes pas morts
Nous sommes juste un ange qui attend ses ailes
Ou Suzanne s'abandonne
Une intimidation quotidienne
Non nous ne sommes pas morts
Nous sommes juste le petit prince qui attend sa reine
Ou Suzanne s'abandonne
Ou Suzanne s'abandonne
Ou Suzanne s'abandonne